Short Sunderland
Le Sunderland de Short est un hydravion à coque long-courrier de reconnaissance générale et de guerre anti-sous-marine.
C’est une variante militaire du fameux hydravion Empire de classe « C ». Vu qu’il est doté d’un armement défensif particulièrement efficace, le Sunderland se mérite le surnom de « Flying Porcupine (porc-épic volant) » auprès des Allemands.
Grâce à sa conception
remarquable, il se gagne une place dans l’histoire de l’aviation comme étant le
meilleur des hydravions.
Histoire
Construit en nombre limité, si on le compare aux autres principaux avions de combat en service dans la RAF, le Short Sunderland tient une place enviable dans l'histoire de l'aéronautique de la Seconde Guerre mondiale.
Ses rivaux directs pour le titre de meilleur hydravion de la guerre sont le japonais Kawahishi H8K Emily et l'américain Consolidated PBY5 Catalina. Le Sunderland joua un rôle plus important dans l'échec des sous-marins allemands opérant dans l'Atlantique.
Cet hydravion était une version dérivée du célèbre Short « C », hydravion de transport civil du début des années trente, et il fut étudié pour répondre à une demande de la RAF concernant un appareil de remplacement monoplan de ses hydravions biplans de reconnaissance maritime.
Les spécifications furent émises en 1933, et le prototype vola en octobre 1937. Mais avant ce vol, l'Air Ministry avait passé commande du nouvel appareil en fonction de spécifications révisées en 1936. Le Sunderland entra en service dans les unités au milieu de 1938 et, au moment du déclenchement de la guerre, trois Squadrons volaient déjà, les autres étant équipés au fur et à mesure des livraisons.
Les Sunderland 1, premiers avions construits, se révélèrent bientôt comme d'efficaces appareils de lutte anti-sous-marine et de redoutables combattants en vol, grâce à leurs deux tourelles de mitrailleuses à commande assistée, premières du genre à équiper un hydravion britannique. 11 arriva fréquemment qu'un Sunderland mît hors de combat ou repoussât des chasseurs allemands supérieurs en nombre.
Le point le plus faible de cet appareil était le fond de sa coque et, pour se protéger en cas d'attaque, les pilotes de Sunderland volaient aussi près que possible de la surface de la mer. Malgré son rôle essentiel de patrouilleur des routes maritimes, le Sunderland fut très souvent it appelé à remplir des tâches de sauvetage et de transport.
Au cours des premières, il le recueillit souvent les équipages des navires torpillés et il accomplit les secondes lors des le évacuations de la Norvège et de la Crète le ainsi qu'en Birmanie quand il évacua les blessés et les malades de la seconde opération Chindit, en 1944. Au cours de ces dernières opérations, les Sunderland opérèrent à partir de lacs éloignés de la mer.
La production des Sunderland I atteignit 90 exemplaires avant l'apparition de la rt deuxième version, le Sunderland II, en août 1941. Le nouveau modèle, qui était propulsé par des moteurs en étoile Pegasus XVIII de 1 065 chevaux et qui avait une tourelle à comi- mande assistée avec deux mitrailleuses, remplaçant les armes latérales à pointage manuel, entra en service fin 1941. 43 exemplaires du Mark II furent construits, avant d'être remplacés par le Mark III dont le premier appareil 5. de série vola en décembre 1941.
Il différait es du Mark II par la diminution de la hauteur du redan. Avec un total de 456 appareils, le is Sunderland 111 fut le type le plus construit. La version suivante, désignée Sunderland IV, vola pour la première fois en août 1944, avec des moteurs en étoile Bristol Hercules de 1 700 chevaux, et il apparut bientôt nécessaire de le doter d'empennages verticaux et horizontaux plus grands.
En raison des délais es exigés par sa production, il fut prévu de l'employer dans le Pacifique. L'armement défensif était composé de deux canons de 20 mm et de huit mitrailleuses de 12,7 mm. Ses performances étaient décevantes et huit Seaford seulement (ainsi avait été dénommé le Sunderland IV modifié) furent construits à des fins militaires.
Le dernier modèle fut le Mark V. Afin d'obtenir des performances convenables du Mark III, il fallait pousser ses moteurs au maximum, ce qui réduisait très rapidement le potentiel des moteurs Pegasus.
Les pilotes utilisateurs suggérèrent alors le remplacement des Pegasus par des moteurs en étoile Pratt et Whitney Twin Wasp, de 1200 chevaux. Le premier Mark V vola en mars 1944, et ce type entra en service en février 1945. La production des hydravions Sunderland V s'éleva à 150 appareils et cessa en juin 1946, atteignant un total général de 739.
Afin d'améliorer les qualifications du Sunderland comme avion de reconnaissance, les appareils, à partir du Mark 11, furent équipés d'un radar de recherches maritimes de surface. Les appareils de la série Mark II furent dotés du radar ASV Mark Il, identifiable par les quatre mâts d'antenne disposés verticalement sur le sommet de la coque et seize cercles, en quatre rangées de quatre, répartis de part et d'autre de la coque.
Sur les derniers appareils de série Mark 111, cet équipement fit place au radar ASV Mark VI C qui devait devenir standard sur le Mark V. Ce dernier se distinguait aisément par les renflements placés sous les ailes, à l'extérieur des entretoises des ballonnets. Chaque protubérance contenait un détecteur. II faut noter également que l'armement offensif du Sunderland était contenu dans la coque sur des glissières de manoeuvre qui en permettaient la sortie avant le lancement.
Les derniers Sunderland de la RAF furent retirés du service en mai 1959 après dix-sept années de carrière. Ils avaient prouvé leurs qualités d'excellents appareils et mérité une mention spéciale dans l'histoire de l'aviation. Il est possible que la meilleure définition de cet avion ait été donnée par ceux qui le combattirent : les aviateurs allemands l'avaient en effet baptisé fiegende Stachelschwein, c'est-à-dire le « hérisson volant ».
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Caractéristiques Techniques |
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| Type |
hydravion de patrouille et de reconnaissance maritime |
| Moteur |
4 Bristol Pegasus XXII à 9 cylindres en étoile donnant chacun 1 010 ch au décollage refroidis par air |
| Armement |
défensif : 2 mitrailleuses orientables Browning de 7,7 mm en tourelle de nez et 1 mitrailleuse orientable Vickers K de 7,7 mm de chaque côté du fuselage et 4 mitrailleuses orientables Browning de 7,7 mm en tourelle caudale offensive : 900 kg de bombes (maximum) |
| Vitesse maximale |
340 km/h à 1 900 m |
| Vitesse de croisière |
285 km/h à 1 750 m |
| Vitesse ascensionnelle |
253 m/mn |
| Plafond pratique |
5 200 m |
| Autonomie |
4 600 km |
| Poids |
12 832 kg à vide; 20 230 kg en charge; 22 725 kg maximum |
| Envergure |
34,37 m |
| Longueur |
26,11 m |
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Hauteur |
10,02 m |
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Surface alaire |
138,15 m2 |
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Equipage |
10 |








