Historique
La Seconde Guerre mondiale (ou Deuxième Guerre mondiale[3]) est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura de septembre 1939 à septembre 1945. Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi totalité des continents. Chronologie de la guerre aérienne
Nombre d'avions par Pays
Deuxième Guerre mondiale Le front occidental La technique des opérations aériennes allemandes se révéla dès l'invasion de la Pologne. Les chasseurs PZL-PII de l'aviation polonaise qui, par la structure de leur aile et par leur canon, avaient été parmi les meilleurs chasseurs existants en 1932, étaient périmés en 1939, comparés aux Bf-109 de la Luftwaffe. Malgré le courage de leurs pilotes ils furent vite anéantis. Cela permit aux bombardiers allemands de parcourir le ciel sans être inquiétés, ravageant l'intérieur de la Pologne, rompant les communications ferroviaires et téléphoniques. Sur le front même, les Henschel Hs-126 et les Stukas ouvrirent la voie à l'infanterie et aux blindés allemands. II y avait de farouches combats terrestres mais, après l'action des bombardiers allemands, la résistance polonaise était brisée. Les quelques avions polonais qui avaient survécu au premier assaut se réfugièrent en Roumanie, alors neutre. Dans le premier hiver de la guerre, les opérations aériennes sur le front occidental furent aussi rares que les opérations terrestres de la « drôle de guerre ». Il y eut donc peu de moyens pour évaluer les mérites respectifs des hommes et du matériel opposés. Les Alliés n'eurent conscience du sous-équipement de leurs forces aériennes que par l'offensive allemande de mai 1940.
Mais un fait s'était révélé dès les premiers mois de guerre, c'est que l'armement défensif des bombardiers britanniques n'était absolument pas approprié. Le 18 décembre 1939, 24 bombardiers Wellington décollèrent pour aller détruire laflotte allemande à Wilhelmshaven. Chacun avait pour armement défensif sixmitrailleuses de 0,303 pouce. Les avions devaient, en vol de groupe serré, se couvrir mutuellement. La formation fut interceptée au large d'Heligoland par des chasseurs Messerschmitt Bf-109 et -110. Dix des Wellingtons furent abattus et trois autres sévèrement endommagés par des attaques de flanc des chasseurs allemands.
De telles expériences convainquirent la Royal Air Force qu'il n'y avait pas d'avenir pour les raids de jour. Les opérations de nuit causeraient des accidents moins graves, donc plus acceptables.
En avril 1940, les Allemands surprirent les Alliés en envahissant le Danemark et la Norvège. Ils lancèrent, en même temps que la classique invasion par mer, un assaut par voie aérienne. Les parachutistes allemands furent lâchés en avant du gros des forces pour occuper les terrains d'aviation et autres sites stratégiques. Ils furent vite épaulés par de l'infanterie légère aéroportée.
L'utilisation hardie de telles forces assura aux Allemands leurs objectifs avec infiniment moins de pertes que s'ils avaient agi autrement. Mais dans l'ensemble, les pertes des forces classiques, notamment de la marine, furent lourdes La Guerre Éclair La tactique de la guerre éclair terre-air combinée, qui contribua si grandement, dès le début des hostilités, aux premiers succès allemands, découlait logiquement de la tactique des troupes d'assaut développée par le général Hutier pour les dernières offensives de l'armée allemande en 1918, dans l'ultime tentative de l'Empire de Guillaume Il pour gagner la Première Guerremondiale. La tactique de Hutier envisageait une première vague de troupesd'assaut progressant aussi vite que possible, contournant les principaux obstacles vers la ligne de feu et les communications de l'ennemi. Celles-ci étant atteintes et capturées, les troupes moins rapides arrivant derrière pourraient prendre leur temps pour réduire les points résistance laissés par la première vague et balayer toute a opposition. La Guerre-Éclair était fondamentalement similaire. La tactique fut soigneusement pensée et les composants individuels bien éprouvés au banc d'essai de la guerre civile espagnole. Ce fois, au lieu de l'infanterie d'assaut, la première vague était compo de voitures de reconnaissance blindées en tête, de chars produis le chocinitial et de véhicules de combat blindés. Une artillerie soigneusement commandée qui, dans la Première Guerre mondiale avait été le meilleur moyen pour abattre les obstacles, était à sent complétée, et même presque totalement remplacée par l'aviation tactique. L'aviation ouvrait la voie au fer de lance des blindés, immobilisait les renforts ennemis, tandis que les forces classiques venant derrière nettoyaient le terrain et consolidaient au plus vite les positions acquises. Pendant ce temps, les blindés précipitaient leur progression.
La clef du succès de la combinaison forces blindées-forces aériennes était le contrôleur avancé. Il entretenait un contact permanent avec l'aviation qui protégeait les forces terrestres, lui transmettait les demandes du commandement à terre et en recevait des renseignements sur l'état du front en avant des forces terrestres. Poussant le plus vite possible, les Allemands voulaientcouper les routes des forces adverses. A cet effet les Stukas Junkers Ju-87bombardaient en piqué, détruisaient les ponts sur l'arrière de l'ennemi pour empêcher sa retraite. Simultanément, les bombardiers moyens, Dornier Do-17, aidés au besoin par les Stukas, coupaient les routes et voies ferrées conduisant au front pour priver l'ennemi de ravitaillement en matériel et empêcher toute évacuation de ses troupes du front. Toutes réserves étaient attaquées par les bombardiers, par les chasseurs Messerschmitt Bf-109 etHenschel Hs-123 et par les avions d'attaque au sol. Les villes principales,les gares de triage situées derrière le front devaient être aussi bombardées. L'assaut était lancé, chasseurs et avions d'attaque au sol harassant la ligne de front pour la disloquer en vue de l'offensive. Les canons de défense-contre-avions (D.C.A.) allemands placés sur des hauteurs devaient empêcher les avions ennemis d'entraver la poussée allemande, d'autres canons masqués dans des bois protégeraient les communications allemandes, les canons de D.C.A. ennemis ayant été détruits par les Stukas.
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