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Gabriel Guérin

 

Gabriel Guérin

Stimulé par les exploits de Navarre, la sentinelle de Verdun, il demande l'aviation en juillet 1916. Accepté par le commandement, il débute son cycle d'apprentissage dès le mois

Le 20 aout, sa cinquième victoire acquise, il devient As. Puis, régulièrement, il casse du boche, engrangeant les victoires. Ses sorties avec Jailler, très bénéfiques, donnaient des résultats.

Et lorsque l'élève dépassa le maitre, celui-ci prodigua ses conseils aux jeunes loups en mal de victoires comme Garaud, Artigau, Berthelot,... Sa bonté et sa franchise, alliées à une modestie à l'excès en faisaient un homme attachant, et, en patrouille, sa vue percante et son savoir faire rassuraient tout le monde.

En aout 1917, venant de percevoir un nouveau Spad, décolle pour l'essayer. Sur les lignes, il se heurte à quatre monoplaces hargneux et, à l'issue d'un combat épuisant ou personne n'a pu avoir l'avantage, il rentre avec 47 impacts dans son avion !

Une autre fois, apercevant une escadrille de monoplaces ennemis, it s'approche pour livrer combat et, a cet instant, l'un des Allemands faisant face trop brusquement, déclenche, par en vrille et s'écrase au sol.

SPAD 7 de Guérin (SPA 15). Les couleurs sont standard pour l'époque : toile vernie et beige doré. Le 2 correspond à Guérin.

Guerin n'accepta pas de se faire attribuer la victoire. Le 11 mai 1918, lors d'un combat de chiens, une balle incendiaire le blesse à la cuisse, et les médecins sont a deux doigts de I'amputer. En juin, abrégeant sa convalescence, il se retrouve à l'escadrille... Quelques semaines plus tard, Guerin est nommé a la tete de la SPA 88 qui vient de perdre son chef.

Juste après le décollage, son moteur à une baisse de régime. Faisant la faute de revenir au terrain au lieu de se crasher droit devant, il déclenche en virage et s'écrase : il est mortellement blessé.