Jean Navarre
|
|
||||
|
Jean Marie Dominique Navarre (1895-1919) a porté le premier le titre d'as aérien français officiellement de la Première guerre mondiale et a finalement obtenu un total de 12 succès aérien entre 1915-18. Tous les témoignages s'accordent a dire qu'il était le meilleur de tous les pilotes de chasse et possédait un savant dosage de toutes les qualités nécessaires pour mener le bal. Ses 11 victoires homologuées ne reflètent en rien son palmarés, qui s'élèverait à une cinquantaine de victoires, la plupart obtenues dans les profondeurs des lignes ennemies, ce qui empéchait tout témoignage de venir gonfler le dossier... lui-même, parlant peu de ses exploits.
Tours, en septembre 1914. Le caporal Navarre prend le chemin de la MF8, près de Corbie (Somme).Il fait rapidement parler de lui, car le 6 décembre, avec le lieutenant de Brichambaut, il poursuit un Allemand et l'abat. il passe ensuite à la MS 12, basée à Champigny-sur-Vesle, banlieue ouest de Reims, ou il va commencer une prodigieuse carriêre. Personnage adorable, exhubérant, sa personnalité ne laissait pas indifférent. Pour lui, ne comptait qu'une chose : « casser du boche ! »... Une autre de ses spécialités était la réalisation de missions spéciales, qui consistaient à déposer ou reprendre des espions dans les lignes ennemies. Le 25 février, il commence l'hécatombe qui le fera surnommer la « Sentinelle de Verdun », en abattant deux Allemands. Il rentrait toujours bruyamment de vol, en poussant une sorte de long hululement, un cri de guerre, pour annoncer une victoire, mais c'était son mécano qui demandait les détails du ou des combats.
Le 4 avril, un seul du quadruple obtenu recoit une homologation. En trois mois, it obtient ainsi 10 victoires süres. Le 19 mai, au-dessus de Chattancourt, son douzième tombe désamparé. Le 17 juin, au-dessus de Grand-pré, il trouve son maitre et réussit à se poser dans les premieres lignes. Opéré rapidement, il est ensuite évacué sur Paris, ou, loin du front, se croyant certainement coupable, il est victime d'une dépression nerveuse. Sa fatigue y est aussi certainement pour quelque chose. Il ne retourna plus en escadrille, et sa réputation, malheureusement, ternit à cause de ses nombreuses incartades. Après l'armistice de novembre 1918, Navarre, avait l'intention de poursuivre une carrière dans l'aviation civile, et a été choisi en 1919 pour voler au dessus de l'Arc de Triomphe dans une célébration la même année. Le détenteur de la Medaille Militaireet de la Légion d'Honneur a été tué lors des préparatifs du 14 juillet, le 10 juillet. Il avait 23 ans. |
|||||





