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René Montrion

Sa première victoire est obtenue le 26 du même mois près de la Ville-aux-Bois en collaboration avec le lieutenant de Turenne et Conan, lors d'une sortie massive du CC 11. Le 18 mai, deuxième victoire, avec un équipier, à l'issue d'un combat contre deux Albatros.

Le 21 septembre, Montrion rentre au terrain avec Dousineile, quand il apercoit audessus, à environ 300 mètres, deux superbes croix noires. Montant un peu, il reconnait un biplace. Piquant pour prendre de la vitesse, il remonte en chandelle sous le ventre de l'Allemand et le tire à une cinquantaine de mètres.

Le mitrailleur ne riposte pas et l'avion entame un piqué, Montrion dans son sillage. Allumé pendant la descente, à bout portant, le Teuton finit par prendre feu et s'écrase près de Festieux, à 10 kilometres S-S-E de Laon. C'est la quatrième de Montrion.

Le 30 septembre, vers 11 h 30, Montrion et de Turenne sont en patrouille a 5 000 mètres. Le jeune as aux 7 victoires apercoit des ailes en forme de banane, un nez pointu : pas de doute, avion boche !

La patrouilie francaise attaque et, aprés un dur et long combat, le Germain s'abat à cinq kilomètres au sud de Laon. Alors que les deux chasseurs prennent le chemin du retour, un peu plus vers le sud, ils apercoivent deux avions visiblement en train d'effectuer des règlages de tir. ils se précipitent sur les ennemis qui, les voyant, font demi-tour ; le premier réussit à se défiler, mais le deuxième, attaqué par dessous en fin de chandelle, s'effondre à la premiere rafale et tombe dans la forêt de Pinon, à une douzaine de kilomètres au S-0 de Laon...

Spad 7 de Montrion (SPA 48). La couleur bleue de la roue est celle du GC II mais le nez blanc correspond à la couleur de la SPA 48 au GC 18. Le numéro de Montrion est le 2 à peine visible sur le dos du Spad.

Un mois plus tard, Montrion succombe lors d'un combat contre 7 monoplaces et se pose en lignes amies, réservoir d'essence en feu, hélice arrêtée et trois longerons traversés. L'avion est réformé.