Risso Joseph
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Sous-officier d'active en 1939, son groupe est transféré en Afrique du Nord en mai 1940. A l'annonce de l'armistice, il décide de continuer à se battre et, fin juin 1940, il s'évade de Nouvion en Algérie avec deux camarades à bord d'un Simoun à destination de Gibraltar.
A Londres, il est envoyé en stage à l'Ecole de pilotage britannique d'Odiham puis à l'Operationnal Training Unit de Debben. En août 1941, il est affecté au 253 Squadron de la RAF comme spécialiste de la chasse de nuit. Affecté ensuite au Groupe de chasse n° 3 "Normandie" dès sa création, Joseph Risso part en août 1942 pour l'URSS où il parvient le 28 novembre avec le premier contingent du "Normandie". Dès mars 1943, après un apprentissage sur Yak-7, il rejoint le front et prend part aux campagnes d'Orel, de Briansk, de Smolensk, du Niemen jusqu'en décembre 1944. En 1944, Joseph Risso participe aux opérations victorieuses de Vitebsk, d'Orcha, de la Berezina, de Minsk, de Vilno et de Prusse-Orientale, effectuant vingt-cinq missions offensives dont cinq escortes de bombardiers profondément en territoire adverse.
Entre septembre 1941 et décembre 1944, le lieutenant Risso a exécuté 205 missions totalisant 196 heures de vol de guerre et a obtenu 10 citations à l'ordre de l'Armée Aérienne. Après la guerre il poursuit sa carrière militaire ; en avril 1947, il est capitaine et prend le commandement d'une escadrille du "Normandie-Niemen" à Rabat avant d'être affecté à l'Etat-major de la 5e Région aérienne à Alger. En 1949, il commande un escadron puis la Division d'instruction en vol de l'Ecole chasse de Meknès ; en 1952 il est affecté à la Base aérienne de Cazaux. En 1954 il commande en second la 11e Escadre à Luxeuil puis, deux ans plus tard, il met sur pied et commande la 13e Escadre de chasse à Lahr et Colmar.
De 1958 à 1963 il commande différents organismes de défense aérienne puis, jusqu'en 1965, le centre d'opérations du secteur interallié n° 4. Successivement auditeur au Collège de Défense de l'OTAN, au Centre des hautes études militaires (CHEM), à l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN) et au Centre des études militaires (CEM) de 1965 à 1970. |
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