Castin Robert
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C'est avec cette unité, qu'un rapport d'inspection du mois de mai 1939 présente comme "deshéritée à tous points de vue"(1), qu'il entre en guerre. Quelques missions en cet automne 1939, dans un ciel quiet, et c'est le départ en janvier 1940 pour Tours et le peloton préparatoire des élèves officiers de réserve. Nommé aspirant, i1 est à Bordeaux en mai 1940 où il suit les cours de l'école des observateurs. Le 26 juin, l'école se replie sur Meknès, mais la base est dissoute deux jours plus tard et le jeune aspirant de réserve Castin est invité à se joindre aux effectifs du groupe de bombardement I/23. Avec lui, il participe aux opérations que mène Vichy contre les Français Libres et les britanniques qui essaient de rallier à leur cause l'Afrique occidentale française. En septembre 1942, le sergent-chef Castin est muté au groupe de bombardement I/62 à Bamako et, en mars 1943, il est admis à suivre à Marrakech le stage des élèves officiers d'active. Le 10 octobre, en patrouille avec le capitaine Challe, il abat son premier avion allemand, un Fw 190. Six jours plus tard, au début de l'offensive sur la Prusse Orientale, le lieutenant Castin ajoute quatre autres Fw 190 et un Me 109 à son tableau de chasse. Les victoires s'accumulent en cette deuxième quinzaine de janvier 1945, notamment le 14 avec un Fw 190 de plus et le 16 où, au cours de la même journée, deux Fw 190 succombent à ses attaques. Mais le 18 janvier, il est à son tour victime de la Luftwaffe qu'il mettait tant de hargne à descendre. Quatre ans plus tard, il était placé en position de non-activité pour infirmité temporaire mettant ainsi un terme à sa carrière de pilote. Promu commandant en 1956, il prolongeait jusqu'en mai 1958 ses congés d'instance de réforme et quittait l'Armée de l'air. |
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