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Henri Guillaumet

Il eut trois frères : René, André et Pierre qui mourra à l'âge de deux ans. Très affecté par la mort de Pierre, 16 jours plus tard, sa mère mourut. Leur père, ne pouvant plus assumer les charges des travaux de la laiterie et des enfants, placera Henri chez ses grand-parents (1906) à DAMPIERE AU TEMPLE.
1907 : Henri rentre chez lui et retrouve ses deux frères.

1908 : il voit décoller FARMAN.

Plus tard il rencontre TRAIN, FARMAN et BLERIOT, sa passion grandit, sa vocation est née.

1914 : l'entrée du camp, remilitarisé, lui est interdite.

1916 : il reçoit en fraude son baptême de l'air sur un avion militaire à 14 ans.

Février 1922 : il s'engage au centre d'instruction militaire d'ISTRES .Il est alors affecté au 38ème régiment de chasse de THIONVILLE, dans la 8ème escadrille sous les ordres du lieutenant CHALLE. C'est là qu'il rencontre MERMOZ.

1923 : il gagne le concours de tir aérien à CAZAUX.

1925 : le 15 Juin, il remporte le célèbre MILITARY ZENITH devant le lieutenant CHALLE qui lui avait prêté son avion.

1926 : Fin Janvier 1926, il est démobilisé et Mermoz lui propose de venir le rejoindre chez Latécoère à Toulouse, sur le terrain de Montaudran il y arrive le 13 Février 1926. Il commence, comme c' est la règle avec Daurat par un stage aux ateliers. Il débute sur la ligne Toulouse-Barcelone-Alicante. En Décembre 1926, Daurat l'affecte au tronçon le plus difficile: Casablanca-Dakar. Le 14 Octobre 1926, il fait la connaissance de Saint-Exupéry qui entre à la société Latécoère.

1929 : Le 9 Juin 1929, Henri quitte Marseille à bord du navire Le Vivaldia pour rejoindre Mermoz à Rio de Janeiro. Début Juillet 1929, en compagnie de son vieil ami Marcel Reine, il quitte Rio de Janeiro pour Buenos-Aires . Là il rencontre Almonacid; héros de la 1ère guerre mondiale. Le 14 Juillet 1929, il inaugure la ligne régulière Argentine-Chili. En fin 1929, il débute sur le réseau de l'Amérique du Sud.

1930 : Le 12 Mai 1930, il effectue la liaison 100 % aérienne de l'Atlantique Sud à laquelle il participe sur le tronçon Buenos-Aires-Santiago du Chili. Le 13 Juin 1930, c'est l'épopée de la Cordillère des Andes. En Août 1930, Mermoz le rappelle en France pour qu'il s'entraîne sur un hydravion. Le 6 Décembre 1930, il obtient son brevet de pilote d'hydravion. Mais l'Aéropostale doit déposer le bilan; il demande à repartir en Amérique du Sud et s'installe avec sa femme au pied de la Cordillère. Il effectuera 393 traversées de la Cordillère.

1935 : Début 1935, il effectue une période militaire à MOURMELON.

1938 : il s'attaque à L'ATLANTIQUE NORD.

Le meilleur des pilotes, meilleur même que Mermoz, auteur de tant d’exploits. Modeste, moins flamboyant que son camarade, Guillaumet incarnait à merveille l’esprit de la compagnie. C’est en assistant à un décollage alors qu’il n’a que 6 ans qu’Henri Guillaumet se prend de passion pour les avions.

Il fait son baptême de l’air à 16 ans, apprend à piloter et passe le brevet en 1921, à 19 ans. Il rentre dans l’armée de l’air où il rencontre Mermoz. En 1926, il rejoint les Lignes Latécoère, fait son apprentissage dans les ateliers puis transporte lecourrier vers l’Espagne.

Prudent et fiable, il est chargé par Dauratdes premiers vols jusqu’à Dakar. Puis des courriers d’Amérique du Sud sur la ligne la plus difficile: Mendoza-Santiago du Chili.

Henri Guillaumet posant devant son Potez 25 en 1929 vec lequel il passe la Cordillère des Andes entre 5000 et 6000 mètres.

En 1930, Guillaumet part du Chili malgré des conditions météo épouvantables. Pris dans la tempête au-dessus des Andes, il atterrit d’urgence près de la laguna Diamante, à 4.000 m d’altitude, dans la région de Mendoza. Pendant deux jours, il reste prisonnier de sa carlingue et de la tempête de neige.

Conscient qu’il n’a aucune chance de s’en sortir seul, il part à pied, dans la neige. Il marchera pendant cinq jours avant d’être recueilli, épuisé, les membres gelés, par un enfant, José García. A Saint-Exupéry venu récupérer son ami, il prononcera des mots devenus célèbres: "Ce que j’ai fait, je te jure, aucun animal ne l’aurait fait." Miraculé, il est désormais surnommé "L’Ange de la cordillère". L’écrivain racontera ce naufrage dans Terre des hommes.