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Maryse Bastié

Elle fut une petite fille, puis une jeune fille comme d' autres, turbulente et têtue. Un premier mariage qui fut un échec lui donna un fils.

Elle découvrit l'aviation en épousant son filleul de guerre, le pilote Louis Bastié.


Louis ne pouvant lui donner de leçons sur un appareil militaire, c'est Guy Bart, un moniteur civil qui s'en chargea. Mais le 15 Octobre 1926, son mari trouva la mort dans un accident d'avion. L'aventure aéronautique aurait pu s'arrêter là, mais le virus de l'aviation, tenace et irraisonné, la rongeait.

Le premier record

Quand elle est enfin engagée comme monitrice de pilotage, c'est le bonheur pendant six mois. L'école disparaît, mais Maryse, mieux entraînée, a pris foi en son étoile, et elle décide d'acheter son propre avion, elle obtient un Gaudron C109 à moteur de 40 C.V. Elle n'a pas le premier sou pour le faire voler, Drouhin, va l'aider.

La traversée de l'Atlantique Sud. Encouragée par Mermoz, elle bat le record de traversée de l'Atlantique Sud en treize heures trente minutes.

Une fin tragique

Après l'appareillage, en vue du retour, l'avion décolle et, vers 200 mètres de hauteur, il pique du nez vers le sol, où il s'écrase et prend feu.

Citation à l'ordre de la Nation

Aviatrice ayant acquis une renommée mondiale en dix records au cours desquels, seule à bord, elle a fait preuve d'une rare maîtrise, servie par un total mépris du danger.

A inscrit à son palmarès, parmi d'autres exploits:

Maryse Bastié

en 1930, le record de durée féminin international en 37 heures 55 minutes;

en1931, le record féminin international de distance, avec 2.976 kilomètres;

en 1936, la traversée féminine de l'Atlantique Sud en 12 heures 5 minutes .

Capitaine de l'armée de l'Air, 3.000 heures de vol, Commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire, Maryse Bastié lègue à la postérité l'admirable leçon d'une victoire constante de la volonté sur la fragilité. Son nom restera parmi les plus grands et les plus purs de l'histoire des Ailes françaises.