Albert Durand
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Inscrit très jeune à l'aéro-club de Provence, il y passe son brevet de pilote civil. En avril 1938, il effectue à l'école élémentaire de Nîmes ses premières heures de vol et est breveté pilote militaire en juillet 1938 avant d'être affecté en escadrille de chasse à Sidi-Ahmed en Tunisie. Nommé caporal en octobre 1938 puis sergent en février 1939, il est affecté six mois plus tard au GC III/I au moment de la déclaration de guerre. Il continue le combat jusqu'en juin 1940 et, titulaire de 4 victoires aériennes, est surpris par l'armistice à Salon-de-Provence. Placé en congé d'armistice en novembre 1940, il retourne travailler dans l'entreprise de son père. Quelques mois plus tard, en juillet 1941, il obtient d'être affecté au groupe de chasse I/III stationné à Oran.
Le 14 octobre 1941, avec deux camarades pilotes de son groupe de chasse, Marcel Albert et Marcel Lefèvre, le sergent-chef Durand profite d'un exercice pour s'envoler vers Gibraltar où les trois hommes arrivent chacun aux commandes de son appareil. Durand, victime de problèmes d'hélice, doit se poser en territoire espagnol (la Linéa) mais il repart et se pose en territoire anglais. Dès son arrivée en Angleterre, en décembre 1941, Albert Durand signe son engagement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Envoyé au centre d'instruction de Camberley le 1er janvier 1942, il est ensuite affecté, en mars 1942, comme aspirant, à l'Operationnal Training unit n° 61 et enfin, le 15 mai, au Squadron 340 "Ile-de-France". L'aspirant Durand remplit de nombreuses missions avec son groupe avant de se porter volontaire pour combattre sur le front soviétique et de rejoindre le GC "Normandie", alors en formation à Rayack au Liban. En juillet 1943, il participe brillamment à la rude bataille d'Orel. Titulaire de 11 victoires aériennes dont 10 homologuées, il a accompli 180 missions de guerre lorsque, le 1er septembre 1943, il disparaît au cours d'un combat aérien au-dessus de Ielnia. |
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