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Gabriel Gauthier

Nom : Gabriel Gauthier

Grade : Capitaine

Unitées : GC II/7

Victoires : 10

Né le : 12 septembre 1916

A :  Lyon

Mort le :

A :  

Gabriel Gauthier


"GEGE"

Gabriel Gauthier est sur la brèche depuis le premier jour de la guerre, mais le 21 décembre 1939, une rafale le blesse grièvement. À demi-paralysé, il parvient à se poser dans la nature, mais il suivra la campagne de France depuis l'hôpital.  Il réussit à gagner l'Afrique du Nord, où le GC II/7 s'est réfugié. Le séjour en Tunisie, entre juin 1940 et novembre 1942 est plutôt calme.

Dewoitine D.520 Lieutenant Gabriel Gauthier GC II/7  3ème escadrille Sidi Ahmed (Tunisie), octobre 1942

À peine les hostilités ont-elles cessé que Gabriel Gauthier est envoyé aux États-Unis suivre les cours de la fameuse Command and Staff School.  De retour, au printemps 1946, il est appelé à l'état-major du général Bouscat.

À la fin de l'année, il est promu commandant.  Quelques mois plus tard, il est nommé commandant en second de la 6ème escadre à Rabat, puis en 1948, commandant de la base de Meknès.  Deux ans après, il revient en France pour commander la 2ème escadre à Dijon.  On lui doit le renouveau de la Patrouille de France. Passé entre-temps lieutenant-colonel, il effectue un court séjour en Indochine (mai 1954) et devient en 1956, chef de la défense aérienne. 

Colonel, en mai de la même année, il prend le commandement de la 3ème escadre à Reims.  Avec elle, il est engagé dans l'affaire de Suez, depuis la base chypriote d'Akrotiri.  Mais, comme celle-ci est démunie de tout, Gabriel Gauthier décide d'y transférer la totalité des moyens nécessaires qui se trouvent à Reims.  Un journaliste s'empare de l'histoire et qualifie Gabriel Gauthier de "plus grand déménageur du siécle".

Son D.520 en pylône, Sidi-Ahmed (Tunisie), mi-1942. La tradition voulait que les chiffres individuels soient remplacés par une lettre, l'initiale du patronyme de chaque pilote. Arrivé après le sous-lieutenant Michel Gruyelle, Gabriel Gauthier a donc ajouté l'initiale de son prénom. Ces deux lettres deviendront célèbres dans l'armée de l'Air et lui vaudront son surnom.  

Il partage ensuite son temps entre Reims et le cabinet de M. Chaban-Delmas. En 1958, il est appelé à la tête du 3ème bureau et en avril 1960 à celle de l'école de l'Air. Après un court passage en Algérie, comme "liquidateur", il devient chef d'état-major particulier du général De Gaulle, alors président de la République.

Son ascension se poursuit au cours des années suivantes, jusqu'à la plus haute marche, celle de chef d'état-major de l'armée de l'Air. Il quitte le service actif, avec le grade de général d'armée aérienne, en décembre 1972.